Déclaration de fondation

Déclaration de fondation  de la

Action Communiste Marxiste-léniniste

KOMAK-ml (Autriche) 2002


Déclaration de fondation de la KOMAK-ML (Action Communiste Marxiste-léniniste)

Le 12 février 2002, nous avons fondé la komak-ml, en renouant délibérément à la lutte héroïque de la classe ouvrière autrichienne au cours du février 1934. Soixante-huit ans se sont passés depuis que les militants les plus déterminés aient pris les armes  pour s’opposer résolument au fascisme, malgré la trahison commise par la social-démocratie réformiste. Ainsi ils ont mis la première pierre pour la lutte des partisans et des « bataillons de liberté » en Autriche contre le fascisme nazi.

Nous avons donc fondé la komak-ml le 12 février 2002 pour porter une démarche déterminée vers la reconstruction d’un parti communiste révolutionnaire combatif. 35 ans se sont passés depuis la fondation du MLPOe en 1967 qui, à l’époque, apportait une contribution décisive à la poursuite des traditions prolétaires révolutionnaires et de la lutte du mouvement marxiste-léniniste, et cela en dépit du recul des luttes de classe en Autriche.

Fondements de notre lutte

En tant que komak-ml, nous basons notre lutte sur la tradition du mouvement ouvrier international révolutionnaire et marxiste-léniniste qui aujourd’hui, depuis la chute du camp socialiste (suite au demi-tour révisionniste de la Chine et de l’Albanie), se présente fortemment éclaté.

Notre analyse scientifique se fonde sur le matérialisme dialectique et historique.

Les expériences et bilans suivants  représentent les axes principaux de notre politique:

* Les documents de la 1ière et 3ième Internationale

* La construction du socialisme en URSS, Chine et Albanie

* La lutte idéologique et politique du PCd’URSS (B) pour  la construction du socialisme, en particulier  dans les années vingt et trente, et contre le trotskisme.

* La lutte des classes dans les années soixante en Chine (la Révolution Culturelle) et en Albanie contre la naissance d’une nouvelle bourgeoisie au sein du parti communiste

* La lutte du PCC et du PTA dans et les années soixante et au début des années soixante-dix  contre le révisionnisme de Khrouchtschev et Breshnev

* La critique du mouvement marxiste-léniniste international, en particulier dans les années soixante et soixante-dix, portant sur la restauration du capitalisme en URSS et sa conversion social-imperialiste

* La délimitation contre le révisionnisme chinois Deng et contre le néo-révisionnisme qui voulaient faire gober que l’URSS social-impérialiste des années soixante-dix, ainsi que la Chine, la Corée, le Viétnam ou le Cuba d’aujourd’hui soient des modèles socialistes

Nous nous mettons dans la tradition du mouvement ouvrier révolutionnaire en Autriche depuis sa première apparition autonome en 1848, en particulier

* de la social-démocratie révolutionnaire du 19ième siècle

* du KPOe (Parti Communiste Autrichien) dans la première moitié du 20ième siècle qui, dû à l’influence de la  Komintern (Internationale Communiste), s’est favorablement développé dans les années 1919 à 1943

* du MLPOe (Parti Marxiste-Léniniste Autrichien) qui, à partir de 1963, s’est formé dans la lutte entre les deux lignes au sein du KPOe révisionniste.

Nous poursuivons la tradition du mouvement des femmes prolétaires qui, au-delà de la lutte quotidienne pour l’égalité des droits, menent la lutte révolutionnaire pour la véritable égalité des femmes dans une société sans exploitation et oppression. Ce n’est que dans le socialisme que pourront être crées des conditions sociales favorables à l’élimination durable de toutes les formes de l’oppression patriarcale, en menant les luttes de classe et en même temps la lutte contre la famille bourgeoisie.

La situation actuelle

Nous vivons au stade impérialiste du capitalisme où un petit nombre de groupements capitalistes monopolistes exerce son contrôle mondial sur l’économie et la société. Aujourd’hui, dans le monde entier, il n’existe aucun pays socialiste à s’y référer. La prise de pouvoir par le révisionnisme et l’échec du socialisme en URSS, puis en Chine et en Albanie, ont fait faire un grand bond en arrière aux forces communistes par rapport à la moitié du 20ème siècle. A maints égards la situation actuelle est pire que celle suivant les décennies après la chute de la Commune de Paris en 1871, car les ouvriers parisiens subirent une défaite dans la lutte armée, mais leur ésprit révolutionnaire restait intacte. Parcontre, aujourd’hui la vaste coupure idéologique avec la tradition révolutionnaire du mouvement ouvrier représente un vrai obstacle à tout développement révolutionnaire dans l’avenir.

En même temps, et sans cesse, ce sont les contradictions fondamentales du capitalisme qui, dans son stade monopolistique, voir impérialiste, le sapent et détruisent à l’intérieur de lui-même, qui continuent à s’imposer irrésistiblement, à voir les suivants :

* La contradiction entre le travail salarié et le capital s’intensifie de plus en plus, c’est-à-dire la contradiction entre la grande masse de ceux qui ne possèdent rien que leur force de travail et ceux qui en possèdent les moyens de production et qui s’emparent de toutes les valeurs crées, tout en prenant  les décisions sur le développement politique et social.

* La contradiction entre les oligarchies financières et leurs états impérialistes d’une part et la grande masse des peuples dans les pays dominés et opprimés, dans les domaines économique, militaire, culturelle et politique, d’autre part, ce qui réclame impérativement une solution révolutionnaire, anti-impérialiste, socialiste misant sur  l’avenir des ouvriers du monde entier.

* La contradiction entre les grandes puissances impérialistes qui s’intensifie dû à la progression permanente des impérialistes tels que réunis dans l’UE, et qui porte de plus en plus sur une nouvelle sanglante guerre mondiale visant à la répartition des sphères d’influence et de prédominance à l’échelle internationale. Toutes les révolutions socialistes et de type de république populaire qui ont réussi se sont imposées dans une situation de désorganisation du pouvoir bourgeois à la suite de grandes guerres. Dans les pays dominés aussi bien que dans les centres impérialistes, ce sont les contradictions pointues entre les impérialistes et les grandes guerres lancées par eux qui favorisent les conditions de révolte du prolétariat et des peuples. Ainsi, comme Lénine avait constaté, l’impérialisme est la veille de la révolution prolétaire. C’est  l’intervention organisée des communistes de laquelle dépend, si – le moment venu – un parti combatif communiste existe qui résume l’initiative révolutionnaire de la classe ouvrière et du peuple et les mène à la prise du pouvoir politique. C’est à ce but que komak-ml veut apporter sa propre contribution au tant que possible.

La situation en Autriche

L’Autriche est un pays impérialiste qui  malgré sa faible dimension compte parmi les exploiteurs impérialistes dangereux. C’est avec l’adhésion à l’UE que l’oligarchie financière autrichienne s’est considérablement renforcée, tout en participant  avec des effectifs militaires à la chasse aux profits supplémentaires par l’exploitation et  le pillage des peuples opprimés. En Autriche, la tradition de la lutte révolutionnaire pour le pouvoir de la classe ouvrière et le socialisme est largement enfouie. La situation politique depuis 1945 est marquée par le soi-disant « partenariat social » institutionnalisé, ça veut dire la subordination au préalable et sans résistance des intérêts de la classe ouvrière aux intérêts du capital monopolistique. La classe ouvrière en Autriche n’intervient guère en tant que force autonome. L’obstacle crucial, c’ est l’aristocratie ouvrière qui se compose surtout des dirigeants social-démocrates à la tête du syndicat unique, de la soi-disant Chambre des Salariés (une organisation corporatiste) et de beaucoup d’autres institutions de ou proche de l’Etat. Elle cherche à empêcher toute action combative de la classe . ll n’y aura de véritable progrès politique pertinent qu’en combattant cette couche dominante et pro-capitaliste au sein de la classe ouvrière qui depuis des décennies se veut représentants des salariés, en leur arrachant la main-mise sur la classe, tout en unifiant – appuyé sur le noyau dur de la classe ouvrière – les militants bien au-delà de notre sphère d’influence directe  et en imposant les intérêts des travailleurs contre même la résistance des « partenaires sociaux ». Ceci dit, nous sommes tout à fait conscients du fait que le développement futur ne dépendra pas en premier lieu de nous-mêmes, et qu’agiront des forces et courants sociaux, sur lesquels, en tant que groupe relativement faible, nous ne pourrons exercer qu’une influence modeste. En conséquence, komak-ml met l’accent sur ses efforts à gagner les éléments les plus avancés de la classe ouvrière et à développer leur formation idéologique, et cela en nous concentrant en particulier sur les éléments les moins influencés par l’idéologie social-démocrate. Nous mettons l’accent sur la création d’un noyau ferme de communistes avec un réseau solide de relations partout en Autriche et des contacts avec des organisations politiquement proche de nous-mêmes en Europe et dans les pays dominés et exploités par l’impérialisme autrichien et de l’UE. Nous considérons qu’on y mettra des années, avant que la classe ouvrière autrichienne intervienne dans le développement politique et mène des luttes de classe significatives. C’est pourquoi il nous faut ménager nos forces et déployer nos activités de telle sorte que nous puissions assumer notre rôle à pousser en avant à long terme la classe ouvrière.

 

 

Notre objectif final et la voie pour y arriver

Notre objectif final, c’est un ordre social sans classes, sans oppression et sans exploitation. A ce but, la classe ouvrière doit créer son parti combatif, prendre le pouvoir dans la révolution socialiste,  exproprier les propriétaires des moyens de production, établir l’état prolétaire et continuer à mener les lutte de classe, jusqu’à ce que tous les restes de la société bourgeoise aient disparu et que l’état meure. Sur la voie vers la révolution socialiste il faut que nous, les communistes, gagnent la majorité de la classe ouvrière pour cet objectif, que nous rassemblions les couches de la petite bourgeoisie autour de la classe ouvrière ou les neutralisent, que l’appareil de pouvoir de l’état bourgeois soit dérouté et que – dans l’insurrection armée du peuple,  étayée sur la grève générale révolutionnaire, – nous conduisions la classe ouvrière à la prise du pouvoir. La révolution, c’ est une question du pouvoir. Le pouvoir de la bourgeoisie impérialiste est basé sur le pouvoir étatique. Ce pouvoir ne peut être détruit que par la révolution violente. La lutte armée n’est pas la seule forme des luttes de classe révolutionnaires, mais la lutte armée organisée de la classe ouvrière et des masses du peuple contre la bourgeoisie, l’insurrection armée de la classe ouvrière et la guerre civile révolutionnaire représentent la forme la plus élevée des luttes de classe prolétaires. Il faut préparer la classe ouvrière et les masses du peuple pour la mise en oeuvre de la révolution. La force révolutionnaire de la classe ouvrière et des masses du peuple se dirige contre la classe dominante. La révolution est l’action des masses ouvrières elles-mêmes ; elles sont guidées par une avantgarde organisée qui en fait est partie et en même temps sa tête. Notre tâche tactique actuelle n’est pas de préparer les ouvriers et les autres salariés à la guerre civile révolutionnaire, mais d’établir une organisation pour la reconstruction d’un nouveau parti communiste.

Union des forces communistes révolutionnaires

Komak-ml est un regroupement et rassemblement d’une grande partie des forces marxistes-léninistes en Autriche, à voir de l’Action Communiste Vienne, de l’Initiative Marxiste-Léniniste et des militants de Bolshevik Partizan à Vienne. C’est dû à un accord théorique profond sur les questions cruciales du marxisme-léninisme et au progrès dans la coopération militante qu’a été rendu possible la création d’une nouvelle organisation communiste révolutionnaire. En même temps, au cours du travail commun des dernières années, il s’est avéré nécessaire, de nous rassembler sur le plan d’organisation, pour augmenter l’efficacité de nos activités . Nous nous concentrions d’abord sur la coopération dans les unités d’action, puis sur une coordination dans la Plate-forme Révolutionnaire, et au bout d’une série d’activités de formation et de discussions théoriques, nous nous sommes unis dans une organisation commune. Jusqu’au 5ième Congrès du Parti Bolshevik de Kurdistan de nord/Turquie (en 1994), les militants de Bolshevik Partizan (BP) à Vienne ont mis leur priorité en Autriche sur le travail parmi les immigrants, mais suite à la nouvelle orientation du  5ième Congrès, ils ont commencé à attribuer aussi de l’importance aux luttes de classe révolutionnaires dans les pays mêmes où ils vivent. Par la suite, ils ont apporté un soutien important aux deux autres groupes concernés et, à partir de 2000, participé à toutes les activités de la Plate-forme Révolutionnaire. L’Initiative Marxiste-Léniniste (IML), fondée en 1994/95, avait surtout distribué devant des entreprises industrielles à Vienne et en Basse Autriche des tracts de propagande portant sur des questions élémentaires, organisé des cours de formation sur des œuvres fondamentaux du marxisme-léninisme, organisé la distribution de la littérature marxiste-léniniste et participé à des actions politiques importantes. L’Action Communiste Vienne (KomAk) était née en 1998, tout en rompant avec les organisations révisionnistes de KJOe et KPOe, et a dorénavant mis la priorité sur l’édition du magazine « Proletarische Rundschau » (« Revue Prolétaire ») et, récemment, sur des efforts à gagner l’appoint de nouveaux jeunes militants par une conduite résolue au cours de certaines actions politiques.

Nous tenons expressément à constater, que l’union reste incomplète et qu’il existent des forces marxistes-léninistes importantes qui sont organisées et qui travaillent en dehors de komak-ml. C’est vrai que nous n’avons pas réussi, jusqu’ici, à intégrer le MLPOe (Parti Marxiste-Léniniste d’Autriche /« Rote Fahne ») dans le processus de rassemblement. Malgré le recul du mouvement ouvrier en Autriche et malgré le fait que le MLPOe fut fondé trop tard, cette organisation a effectué, avec l’édition du « Rote Fahne »(« Drapeau Rouge »), un travail théorique et politique de valeur durable. Dépuis son 3ième congrès en 1981, il lui a fallu de plus en plus réduire ses buts en tant que force de premier plan. Elle s’est concentrée sur l’édition du « Drapeau Rouge »  et elle n’a pas réussi à s’adapter ni aux nouvelles exigences de la pratique révolutionnaire, ni à celles portant sur la question de l’organisation, voir la construction du parti. Voilà la raison la plus importante pourquoi deux des organisations, qui se sont enfin rassemblées dans komak-ml, se sont nées en dehors et séparées du MLPOe.

Quant à d’autres forces orientées sur le communisme révolutionnaire, nous déclarons expressément notre disposition et intention de contribuer, sous forme appropriée, à une coopération plus étroite, pour faire avancer  le mouvement marxiste-léniniste en Autriche . Quant à un rassemblement plus étendu des forces marxistes-léninistes en Autriche, ce processus de moyen terme exigera que les positions de l’un et de l’autre soient plus clairement accentuées et les différences franchement discutées.

Vis-à-vis des « patriotes sociaux », nous soulignons l’importance autonome de l’impérialisme autrichien représentant l’ennemi principal des ouvriers autrichiens, ce qui vaut aussi dans la lutte contre l’UE et l’impérialisme allemand. Vis-à-vis des révisionnistes et néo-révisionnistes, nous tenons à insister sur la condamnation du révisionnisme de type Breshnev et du social-impérialisme soviétique ; nous soulignons surtout la naissance d’une nouvelle bourgeoisie au sein du parti communiste et la restauration du capitalisme qui fut causée surtout par la malgérance de contradictions internes au cours de la construction du socialisme. Nous nous adressons aux associations des travailleurs démocratiques en provenance de la Turquie et du Kurdistan du nord, en soulignant qu’il est nécessaire de mobiliser et organiser toutes les parties de la classe ouvrière en Autriche  et cela pour les luttes de classe et la révolution socialiste en Autriche. Des forces faisant partie de ou près de groupements trotskistes et pareilles, quoiquels soient  honnêtement orientées sur Marx, Engels et Lénine, ce sont en particulier les différences suivantes qui  nous en séparent :

* Nous propageons délibéremment les progrès et conquêtes théoriques et pratiques en construisant le  socialisme en URSS à l’époque de Lénine et Staline

* Nous mettons l’accent sur la nécessité de la prise du pouvoir et de l’établissement de la dictature du prolétariat comme première étape visant à la transformation de l’ordre social.

* Nous propageons la révolution démocratique nouvelle et la guerre du peuple anti-impérialiste pour la révolution agraire dans les pays dominés avec la population rurale prédominante.

Axes principaux de notre activité

En tant que communistes et révolutionnaires nous sommes une part de la classe ouvrière internationale et une part avancée et consciente du mouvement ouvrier autrichien.

Les tâches immédiates pour la construction du parti

Bien que nous ne nous comprenions pas encore comme l’organisation de la construction du parti, komak-ml mettra tout en œuvre et fera le nécessaire pour la reconstruction d’une organisation combative communiste révolutionnaire. A ces fins,  il faut aussi faire le bilan des tentatives précédentes, en particulier du travail et des expériences faites par les deux organisations précurseures de la construction du parti, à voire les MLOe (« Marxistes-Léninistes de l’Autriche »), prédécesseur du MLPOe au milieu des années 60, et la KBOe (« Kommunistischer Bund Österreichs »/« Fédération Communiste Autrichienne ») dans les années 70.

C’est vrai qu’ aujourd’hui, les luttes de classe et même la lutte spontanée des ouvriers en Autriche sont de très faible niveau ; ce n’est donc que peu à peu que se développeront et feront leurs preuves des cadres communistes révolutionnaires, à voire des militants indispensables à la construction du parti. Sur le plan de l’organisation, le but immédiat, c’est la création d’un rassemblement pour la construction du parti qui soit assez fort et suffisamment ancré pour vraiment avancer la construction d’un parti d’avant-garde de la classe ouvrière. Seul ce parti communiste peut vraiment accomplir les tâches, pour lesquelles se réunissent les communistes: gagner les masses, conquérir le pouvoir politique, établir la dictature du prolétariat et révolutionner la société, y comprises toutes les relations sociales. Pour avancer en ce moment, nous mettons la priorité à engager les militants les plus avancés pour la construction idéologique et politique du parti. En même temps nous allons instaurer des alliances d’action avec d’autres mouvements qui sont en train de lutter contre certaines manifestations du capitalisme et ses conséquences afin de chasser les laquais de la bourgeoisie hors des mouvements du peuple et isoler l’aristocratie ouvrière dans les usines en développant un syndicalisme oppositionnelle  et des comités d’action. Nous attacherons une très grande importance  au travail politique parmi les femmes ouvrières et les immigrants.

Les priorités de notre travail

Dans ses activités, komak-ml va se concentrer sur le travail dans les domaines prioritaires pour la reconstruction d’un parti combatif communiste en Autriche. A ces fins, Les priorités du travail  telles qu’établies par les groupes associés seront suivies ensemble et de façon renforcée. En particulier, ce sont les suivantes:

* Edition des tracts mensuels de caractère surtout propagandiste et leur diffusion, en premier lieu parmi les ouvriers des grandes entreprises

* Edition trimestrielle du magazine «Proletarische Rundschau» et sa diffusion devant les entreprises industrielles, dans les quartiers ouvriers et lors de manifestations

* Formation régulière à base des œuvres classiques du marxisme-léninisme et discussion théorique de problèmes actuels de la lutte de classe

* Concentration du travail sur les ouvriers industriels avec des efforts particuliers notamment  envers les femmes et les immigrants

* Préparation d’ activités systématiques parmi la jeunesse ouvrière, telle qu’elle se présente au sein des entreprises ainsi que dans le domaine syndical.

S’attaquer au prioritaire – Faire le bilan des erreurs

En tenant compte du fait que – avec les forces actuellement réunies – nous ne sommes pas encore capable de déployer un travail d’organisation étendu, les critères à y suivre sont comme suit:

* Avec tous nos publications nous nous adressons primordialement aux éléments les plus avancés de la classe ouvrière (et non pas au mouvement petit-bourgeois de gauche, puisqu’il ne s’agit pas en premier plan de convaincre des étudiants ou d’autres activistes politiques, mais il s’agit plutôt de créer et de développer un réseau de relations fermes au sein de la classe ouvrière. Donc, il ne s’agit pas non plus, à présent, d’organiser la lutte pour les besoins quotidiens des ouvriers ni de la pousser vers des actions révolutionnaires de masse)

* Dans nos publications il s’agit de dégager surtout la ligne politique révolutionnaire (au lieu de donner autant d’informations que possible sur de différents évènements et développements, qui sont amplement commentés par d’autres forces et dans d’autres publications).

* En public, nous nous concentrons sur la propagande révolutionnaire, car – comme l’avait déjà accentué Lénine –  il faut porter la conscience socialiste dans la classe ouvrière, car, spontanément,  elle ne dévéloppera qu’une conscience syndicaliste. Donc, nous allons limiter nos publications actuelles à des problèmes séléctifs et brûlants, en voulant en venir, si possible, à des alliances d’action avec d’autres forces.

* Quant à la construction du parti nous nous concentrons sur la reconstruction idéologique d’un point fort, d’un noyau communiste (au lieu de simplement rassembler des activistes révolutionnaires, puisqu’il ne s’agit pas en premier plan d’améliorer la coordination parmi des militants, mais de la mise de la première pierre de fondation pour un parti combatif communiste révolutionnaire).

En avant la lutte pour la révolution socialiste! En avant la construction d’une organisation de lutte communiste révolutionnaire!

Avec l’unification des trois groupes et la fondation de komak-ml, nous ne pouvons pas faire d’énormes sauts, mais nous serons en position de poursuivre le travail précédent dans des conditions organisationnelles décidément plus favorables. En ce qui concerne nos activités en public, il y aura donc des contacts plus amplifiés et renforcés avec les ouvriers de différentes entreprises et avec des forces progressistes dans d’autres domaines. Dû à l’avantage d’un meilleur planning au sein de notre organisation unifiée, nous allons créer des conditions internes à ce que notre travail devienne plus structuré, plus ciblé et ainsi plus efficace. Afin de l’améliorer de jour en jour nous allons établir des priorités plus claires, tout en incluant de proches militants, soit aux discussions théoriques, soit à l’agitprop et aux autres activités. Quant aux militants proches de notre organisation, nous la tiendrons ouverte dans tout notre travail aussitôt qu’ils luttent pour des objectifs pareils, même s’ils ne sont pas encore prêts à s’organiser chez nous.

Nous appellons tous les groupes et tous ceux qui se portent sympathisant avec nos paroles et nos actes à nous contacter pour faire avancer la coordination de nos activités, le débat politique et le soutien mutuel des forces marxistes-léninistes.

Formez des cercles communistes et révolutionnaires d’étude et de militants dans vos domaines de travail et de vie!

Déclaration adoptée par la

Conférence de Rassemblement et de Fondation de la komak-ml

à Vienne, le 12 Février 2002

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